Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits

Le 4éme lundi du mois                                                                        Permanence LDH Gironde de 17H00 à 19H00                                                  24 Place du Palais 33000 BORDEAUX

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Le 18 juin à 18h30,

dans la salle des fêtes de la mairie d'Audenge,

la section Arcachon Nord de la LDH organise une conférence débat sur le thème:

Le droit à la santé pour tous 
(franchises médicales, dépassements d'honoraires, pôle public - privé etc)

Lire l'affiche de présentation

Intervenants:
- COS33
- Association des usagers de l'hopital Jean Hameau.
- Mr Duclou Jean-Louis, directeur d'hopital honoraire.
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Dernière minute

"C’est le procès de RESF" ont conclu les avocats dans le procès des "six de Pau"

par Odile Faure, sudouest.fr, le 10 juin 2010 à 15h40

Jeudi matin, au tribunal correctionnel de Pau, comparaissaient six citoyens "ordinaires", poursuivis pour outrage au préfet des Pyrénées-Atlantiques, pour des propos qu’ils lui avaient adressé, évoquant tous la seconde guerre mondiale. Les auteurs avaient réagi à l’arrestation d’une famille de sans-papier, en juillet 2008 à Pau, et son placement au centre de rétention d’Hendaye. Deux enfants de 5 et 7 ans avaient été emmenés.

Le préfet avait sélectionné six mails sur "les 250 à 300" qu’il a reçus, selon son avocat Me Blanchetier. Tous faisaient référence à la période la plus sombre de l’histoire contemporaine française : la période de Vichy.

Les six prévenus venus de Haute-Savoie, Savoie, Charente-Maritime, Val d’Oise et Rhône, médecin, retraités, responsable informatique ou disquaire ont justifié leur envoi par "l’indignation" suscité par l’interpellation d’enfants. "Rien n’obligeait le préfet à les enfermer" a notamment déclaré Gérard Chevrot, ancien ingénieur dans l’industrie, basé à Saint-Sixt (74). Ils ont affirmé ne jamais "avoir voulu blesser l’homme".

Le procureur de la République, Erick Maurel, qui a estimé, après enquête de la gendarmerie, qu’il y avait des raisons de poursuivre les auteurs devant une juridiction pénale, a expliqué qu’il y a "des limites" à la liberté d’expression, que l’on avait le droit d’avoir "une opinion" mais qu’on n’a pas le droit de "tout dire". Il a demandé une amende de 1 000 euros avec sursis.

Le préfet qui était absent, "retenu par ses fonctions" selon son avocat, s’est constitué partie civile et demande un euros symbolique pour le "préjudice moral". "Ces propos sont des termes d’invectives ; on ne me fera pas croire qu’ils n’ont pas été adressés ad nominem" a plaidé Me Blanchetier.

Pour la défense, "ce procès d’opinion est le procès détourné de RESF" par qui tout a commencé, a expliqué Me Dominique Noguères, avocate de l’une des prévenus. "La mise en oeuvre de poursuite est là pour décourager les initiatives citoyennes" a justifié Me Bonnin. Quant à Me Massou dit Labaquère qui défend quatre des "maileurs", elle estime que "l’on peut se poser la question de l’opportunité de la poursuite. Tout cela pour réclamer des amendes avec sursis !" "La justice ne doit pas être instrumentalisée".

Le jugement a été mis en délibéré au 12 août 2010.


Communiqué LDH

Paris, le 10 juin 2010

« Six de Pau » : le délit d’outrage a bon dos !

Le préfet des Pyrénées-Atlantiques poursuit pour « outrage à représentant de l’Etat » des citoyens qui s’étaient indignés, dans un courriel, du placement d’enfants en rétention. En 2008, Pierre Favre (Haute-Savoie), Gérard Chevrot (Haute-Savoie), Yves Ribault (Savoie), Valérie Martinez (Val-d’Oise), Eric Soares (Charente-Maritime) et Daniel Candas (Rhône) avaient jugé nécessaire de protester en toute conscience. Ils sont aujourd’hui convoqués au tribunal de Pau pour répondre d’un délit qui n’aurait pas dû être instruit. En effet, si la procédure voulue par le préfet prétend empêcher les comparaisons avec le régime de Vichy qu’inspire à certains la politique actuelle d’immigration, elle dissimule mal son véritable objectif : tenter, par l’intimidation, d’empêcher le questionnement de cette politique, et de briser tout élan de solidarité envers les migrants..

Incapable de justifier une politique coercitive de l’immigration, le gouvernement ne sait répondre que par des poursuites judiciaires. Moins de social, plus de pénal : tel est le point cardinal de l’action gouvernementale.

La LDH réaffirme son refus, d’une part, de la pénalisation de l’action militante qui transforme des personnes en « délinquants solidaires » et, d’autre part, de l’archaïque recours au délit d’outrage aux autorités, dont le gouvernement abuse, comme le montre l’action justifiée du Comité pour une dépénalisation du délit d’outrage (Codedo).

Dans la continuité de son opposition au délit d’outrage et au délit de solidarité, la LDH soutient les personnes poursuivies, et demande la relaxe dans une procédure qui n’aurait jamais dû arriver en audience.

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Café citoyen  à Bordeaux

le 10 juin,à 19 heures, 

"Boulevard des potes", 29 rue Bergeret

Thème "la garde à vue"
Intervenants:
Olivier Joulin membre du syndicat de la magistrature et Aymed KORBOSLI, Président régional du syndicat Unité SGP Police

Lire la présentation du débat
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Après la scandaleuse suspension du juge Garzon,

la Ligue des Droits de l'Homme,  Ay Carmela (et une vingtaine d'autres associations)  appellent à un rassemblement,  le samedi 12 juin 2010 à 10h30,
devant le Consulat d'Espagne  1 rue Notre Dame à Bordeaux.

Lire le texte de l'appel

Appel du collectif aquitain, anti-faciste, anti-franquiste
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